Delon-Melville, la solitude de deux samouraĂŻs
Dans la soirée du 2 août 1973, alors qu’il dîne dans un restaurant sur la Côte d'Azur, Alain Delon apprend que Jean-Pierre Melville vient de faire un malaise à Paris. Immédiatement, il prend sa voiture pour se précipiter au chevet du réalisateur qui l’a dirigé dans trois films : Le samouraï (1967), Le cercle rouge (1970) et Un flic (1972). Pour Delon, même s’ils se sont brouillés, Melville est plus qu’un ami : "C'est l'homme qui, je crois, connaît le plus et le mieux le cinéma. C'est le plus grand metteur en scène que je connaisse. C'est le plus grand cadreur, le plus grand chef-opérateur, c'est le plus grand tout ce qu'on veut." Quand, après avoir roulé toute la nuit, le comédien arrive enfin à Paris, Melville vient de succomber. Plusieurs semaines plus tard,